Mlle de Trézonnes, qui semblait vive et enthousiaste, s’écria d’un ton de prière : – Oh ! Mademoiselle, je serais tellement ravie si vous vouliez venir quelquefois chanter avec moi ! J’ai une foule de jolis duos. Ce serait tellement amusant ! J’essayai de me dérober, mais Mme de Trézonnes appuya la demande de sa fille, tout en consultant d’un regard déférent et craintif son beau-fils en face d’elle. Il avait semblé jusque-là inattentif aux paroles échangées près de lui, et ses yeux avaient une expression lointaine que j’avais déjà remarquée, à la Sauvaie. Il les ramena vers moi à ce moment, tandis qu’il disait, répondant ainsi à l’interrogation muette de Mme de Trézonnes : – Certes, nous serions tous charmés que Mlle d’Arbiers voulût bien nous faire jouir de sa voix, à la Bottellerie. M


