VI

1550 Mots

VIDès le lendemain matin, j’allai voir mon nouveau logis en compagnie de Catherine. Celle-ci m’avait répété, sans doute pour m’épargner toute désillusion : – C’est bien vieux, mademoiselle ; c’est une triste maison. Néanmoins, mon cœur se serra quand je vis ces murs noirs, zébrés de longues traînées verdâtres, la cour aux pavés disjoints, le vieux perron couvert de mousse, avec sa rampe rouillée en partie brisée. En outre, il pleuvait. Lamentable début. Je frissonnai en entrant dans le vestibule, qui sentait l’humidité et le renfermé. La même odeur flottait dans toutes les pièces délabrées que me fit visiter Catherine, sauf dans la chambre du premier étage, qui devait être la mienne et où ma nourrice faisait du feu depuis plusieurs jours. – Ici, c’est habitable, déclara-t-elle. Et quan

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