Chapitre VIII

965 Mots

Chapitre VIIIPhilosophie et mœurs des Houyhnhnms. Je priais quelquefois mon maître de me laisser voir les troupeaux de yahous du voisinage, afin d’examiner par moi-même leurs manières et leurs inclinations. Persuadé de l’aversion que j’avais pour eux, il n’appréhenda point que leur vue et leur commerce me corrompissent ; mais il voulut qu’un gros cheval alezan brûlé, l’un de ses fidèles domestiques, et qui était d’un fort bon naturel, m’accompagnât toujours, de peur qu’il ne m’arrivât quelque accident. Ces yahous me regardaient comme un de leurs semblables, surtout ayant une fois vu mes manches retroussées, avec ma poitrine et mes bras découverts. Ils voulurent pour lors s’approcher de moi, et ils se mirent à me contrefaire en se dressant sur leurs pieds de derrière, en levant la tête et

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