XXIV - Cinq coups d’épée-1

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XXIV Cinq coups d’épéeLa grande pendule du marchand de vin de la porte d’Orléans venait de sonner six heures moins le quart. Le jour se levait : le vent soufflait, sec et froid, parmi les arbres dépouillés du bois de Boulogne. Quelques charrettes de paysans attardés descendaient encore l’avenue de Neuilly, et se hâtaient pour gagner les halles. Le bois était complètement désert. Il y avait à peine quelques secondes que l’œil-de-bœuf du cabaretier avait jeté l’heure, à travers les contrevents fermés, lorsqu’une élégante voiture déboucha au rond-point de la porte d’Orléans. Elle traversa la place sablée, au trot de ses magnifiques chevaux, et s’arrêta contre le mur d’enceinte, à trois cents pas environ de la sentinelle. Les petits arbres du bois de Boulogne, qui n’était guère alors qu’u

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