XXXIII– Je voudrais bien savoir ce que font les gendarmes chez la Bilin, dit le petit pâtre. – Je m’en doute, répondit Jérôme. – Ah ! fit Jean Blanc. – Les gendarmes sont tout nouveaux, comme tu sais ils se mettent dans l’esprit le visage de chacun. – Vous croyez que c’est ça, notre maître ? – Ensuite, continua le fermier, ils savent aussi bien que nous que le vin délie la langue. – Ça, c’est vrai. – Et ils espèrent que quelqu’un lâchera un mot touchant Jean Lapin qu’ils cherchent. – Fameusement raisonné, tout de même ! murmura le petit pâtre. La Marianne marchait en tête de la troupe et paraissait avoir des ailes. – Je ne serai tranquille, disait-elle, que lorsque j’aurai trouvé monsieur dormant paisiblement dans son lit, il y avait bien une heure de marche de Laneuville à la Co


