I Le Professeur GranariusAssurément, dit un soir, sous les tilleuls, le professeur Granarius, ce qu’il y a de plus curieux en ce moment, à Paris, est la conduite de Jarpéado. Certes, si les Français se conduisaient ainsi, nous n’aurions pas besoin de codes, remontrances, mandements, sermons religieux, ou mercuriales sociales, et nous ne verrions pas tant de scandales. Rien ne démontre mieux que c’est la raison, cet attribut dont s’enorgueillit l’homme, qui cause tous les maux de la société. Mademoiselle Anna Granarius, qui aimait un simple élève naturaliste, ne put s’empêcher de rougir, d’autant plus qu’elle était blonde et d’une excessive délicatesse de teint, une vraie héroïne de roman écossais, aux yeux bleus, enfin presque douée de seconde vue. Aussi s’aperçut-elle, à l’air candide e


