Chapitre 38 - LE DRAME DE NANTES. Cependant Gaston courait sur la route de Nantes, laissant derrière lui le postillon chargé, alors comme aujourd’hui, de retenir les chevaux au lieu de les faire avancer. Malgré ces deux forces contraires, il faisait trois lieues à l’heure. Il avait ainsi traversé Sèvres et Versailles. En arrivant à Rambouillet, et comme le jour commençait à paraître, il vit le maître de poste et les postillons empressés autour d’un cheval qu’on venait de saigner. Le cheval était étendu au milieu de la rue, couché sur le flanc, et soufflant avec peine. Gaston n’avait point fait d’abord attention à ce cheval, à ce maître de poste et à ces postillons. Mais, en se mettant en selle lui-même, il entendit un des assistants qui disait : – Au train dont il y va, il en tuera pl


