Chapitre 2

3729 Mots
Angèle était positionnée devant la réceptionniste. Attendant le pass pour aller dans les étages inférieurs. Ceux-ci étaient fermés aux publics mais pourrait peut-être avancer l’enquête. Elle l’espérait beaucoup. - Et voilà, souffla Julia en sortant d’un tiroir poussiéreux le fameux pass. On ne le sort jamais, j’espère qu’il marche encore. Enfin, vous vous débrouillerez très bien toute seule. Aller Oust maintenant ! - Merci Madame Weber, S’exprima poliment la blonde en baissant la tête. Qu’elle horrible vieille femme, pensa tout bas Angèle. Tenant fermement le bout de papier lui déverrouillant l’endroit, elle arriva à l’ascenseur privé. Une fois dedans elle fit glisser dans la fente de droite le passage avant d’appuyer sur l’étage inférieur deux. Celui-ci prit une descente assez rapide avant de s’arrêter pour lui ouvrir sur une salle qui s’alluma automatiquement. Autour d’elle, trop de livre non trié. Elle allait avoir du mal à s’y retrouver. Les étagères possédaient de gros cartons avec des titres devant, des enquêtes parfois. En prenant le carton Angèle découvrit une pile de livre poussiéreux mal rangé. Entreprenant de trouver le carton contenant le nom Mythe et religion. Elle se dit qu’elle avait touché son Graal. Attrapant la boite, elle partit vers une table où elle débarrassa son contenu pour regarder la pile de livre. - Au travail ! S’encouragea-t-elle devant l’assortiment de couleur. Mais il lui fallut moins de temps que prévu. En trente minutes elle tria les livres anciens associés à la perte du cœur. Se retrouvant avec une pile d’au moins trente livre. Elle allait d’abord bien lire les résumer pour faire un gros tri. Il lui resta qu’une pile de quatre livres. C’était déjà mieux pour la lecture. Elle ouvrit le premier qui parlait d’un meurtrier en série qui mangeait le cœur. Elle eut la boule à la gorge tandis qu’elle lisait de plus en plus. Elle se demandait si elle n’allait pas vomir mais elle fut sauvée. Fermant le livre, elle sentit son téléphone sonner. Son collègue essayait de la joindre depuis une heure. Elle décrocha en baillant. - Hatim a l’appareil - On a deux suspects, je retourne donner le portrait-robot aux collègues, s’écria Louis en claquant une porte métallique. La femme dit que l’un ressemblait à un serpent, je pense lui appeler un psychologue plus rapidement pour traiter son état… - C’est son choix à elle, coupa Angèle en ayant écouter son collègue, elle pense avoir vu les choses comme ça mais il est vrai que pour nous c’est peu probable mais son subconscient le croit ! Je te laisse, si Madame Weber se rend compte que je parle, je vais me faire taper sur les doigts ! - Je ne t’attends pas, conclua son coéquipier, sachant qu’elle rentrerait assez tard. - Bonne soirée vieux grincheux ! - Bonne soirée vieille chouette Le sourire dans la voix de son collègue lui donna le sourire. Mais elle laissa vite tomber en recevant deux MMS, les deux photos des suspects. Fronçant les sourcils, elle ne les situait pas, deux personnes inconnues du service. Lâchant son premier livre, elle ouvrit le deuxième. Celui-ci dont il manquait beaucoup de page, lui avait tapé dans l’œil. Il ne semblait pas parlé de cœur mais le sang qui couvrait le vers de la page de couverture l’attirait étrangement. L’an 1954, Premier jour d’étude. Nous avons retrouvé un corps pendant l’une de nos expéditions dans un manoir. Nous recherchions de nouvelles herbes oubliées en Allemagne. Mais nous avons trouvé cet homme dans un sale état. Nous l’avons ramené illégalement chez nous. Son corps est rempli de signe tribale, tracé à même sa chaire. Je suis sûr que ce cadavre pourrait nous apprendre de nouvelle chose. Je vais l’ausculter dès notre arrivé en France. Troisième jour d’étude. Nous l’avons enfin placé dans notre sous-sol. Je suis pressé de voir ce qu’il cache sous cette peau ! M…mon dieu… Angèle était surprise de voir l’écriture tremblé pour ne ressemblait qu’à un tracé simple avec quelques courbes, des taches d’encre y était incrustée. Quand j’ai percé sa peau, le corps s’est remis en marche. La femme qui redessinait les symboles de son bras a été attrapé et mangé toute cru devant moi. Nous l’avons sédatés et enfermé dans une salle insonorisée mais n’avons pas pu sauver ma stagiaire. Huitièmes jours d’étude. Nous commençons à le nourrir après plusieurs jours d’observation. Il semble calme, nous lui avons proposés deux plateaux, l’un contenant de la nourriture cuite avec des légumes, le deuxième était un lapin fraichement tué. Bien entendu, il a dévoré le lapin. Mais nous fûmes surprit quand ensuite il a mangé le deuxième repas en prenant ses couverts sans aucuns soucis. C’est un homme civilisé ? Il n’a pas fallu deux heures pour qu’il s’énerve, il a cassé le verre dans sa main avant de lancer les morceaux en notre direction. Treize jours d’étude. Le patient montre de grand signe d’agressivité. Il bave énormément, grogne comme un animal et son pouls est bien trop rapide pour résister. Ses constantes s’en retrouvent accélérés. La blessure dût aux verres brisés se sont complètement résorbés. Un miracle, devant moi, se trouve entre mes mains. Si je prélève son sang, je pourrais trouver des remèdes aux soins, le SIDA n’existera plus. Je dois prendre ces cellules souches ! Quatorzièmes jours d’étude. J’ai essayé de le prélever hier mais malgré la sédation et les chaînes le tenant, il m’a mordu et je n’ai pas pu avoir son sang. Je ne sais plus quoi faire. Son regard est enragé dans une folie sans nom. Le sang a pris complètement ses pupilles et il n’est plus que bête. Si je ne peux plus l’approcher, il n’est plus d’aucune utilité. Mais je ne trouverai pas une bête plus intéress…. Vingt-troisièmes jours d’étude. Bientôt dix jours que j’entends sa voix m’appeler dans ma tête. Que m’arrive-t-il ? Je sens une envie brulante de dévorer chacun de mes équipiers. L’un appuie trop fort sur son stylo, l’autre mastique puissamment. Il arrive plusieurs fois que je fixe cette bête dans sa cage, que nos regards se rencontre pour la première fois et dont je me sens attirés à lui. Il semble être calme quand je suis proche de lui, mais c’est loin d’être mon cas. L’envie de lui tendre mon cou est trop puissante. Combien de temps vais-je résister ? Suis-je encore lucide ? Vingt-cinquièmes jours d’étude. Je me sens plus calme, enfin du silence. Les résultats de ma prise de sang viennent de sortir. Le résultat est étrange. Mes capacités sont identiques à celle de la bête. Comment est-ce le cas ? La voix dans ma tête devient trop puissante, elle veut que je le sorte de là. Il me parle de sa vengeance contre les humains. Je suis son premier sujet. Comment est-ce possible ? Il est MON sujet ? je ne suis pas sa marionnette, je ne le serais jamais ! Trentième jour de mon sujet. Je vais les anéantir, je vais les anéantir, je vais les anéantir, je vais les anéantir, je vais les anéantir, je vais les anéantir, je vais les anéantir, je vais les anéantir, je vais les anéantir, je vais les anéantir, je vais les anéantir, je vais les anéantir, je vais les anéantir… Angèle regarda avec surprise les pages suivantes qui se ressemblaient, l’écriture n’était plus la même que la première depuis le trentième jour. Comme si une autre personne avait prit possession du carnet. Mais ce qu’elle ne comprenait pas c’est ce qu’il faisait dans cette boîte. Ça ne ressemble pas à un mythe. Attrapant la fiche devant le carton, Angèle consultât la liste mais n’y trouva « les expériences de K.YOUNA » Reposant le carton, la jeune femme s’étira. Ce n’était pas ça qui allait la faire avancer. Mais le temps ce faisait long, et les heures avaient passées bien trop rapidement pendant sa lecture. Reposant tout à sa place, elle se décida à rentrer au poste. Espérant fortement que son collègue soit encore là. Mais elle était sûr que non. Remontant dans l’ascenseur, elle se mit de nouveau à penser à ce livre étrange mais secoua fortement la tête pour oublier, elle ne devait pas s’intéresser à ce bouquin étrange. Arrivant au rez-de-chaussée, elle trouva sa grande amie, Julia Weber, devant son vieil ordinateur à tapoter comme une névrosé. Semblant furieuse, quand ne l’était-elle pas était plutôt la question à ce poser. Voulant taquiner la femme, Angèle se positionnant face à elle pour lui tendre la carte d’accès. - Je reviendrai demain, garder la précieusement avec vous, se joue-t-elle en déposant sur la table haute. - Je le rangerai comme à son habitude, gronda sa voix puissante. - Chut, ne faites pas trop de bruit, vous pourriez déranger les livres ! Piquer au vif, la femme se leva d’un coup, devant rouge comme une tomate. Ce fut le moment pour filer, la jeune flic n’attendait pas plus et se retourna pour filer avant de l’entendre hurler des noms de chouettes. Ravis de son petit méfait, elle s’engouffra dans la voiture en riant. Que cela pouvait faire du bien de lâcher prise. La direction jusqu’à la base fut rapide, et elle put se garer aisément en voyant le peu de voiture. La journée de travail était fini pour elle, mais une autre commençait. Enfilant déjà rapidement sa tenue de ville, elle repassa devant la salle de réunion pour jeter un regard sur ce que ces collègues avaient pu trouver. Deux photos y étaient bien accrochés, une autre de mégots au sol avec marqué sur le tableau blanc qu’elle appartenait à la victime. En somme, rien de bien extraordinaire. Ce tueur ne laissait aucune trace, laissant de la javel partout sur les lieux du crime, enlevant ainsi chaque petit brin d’ADN pouvait être retrouvé. - Salut Ange, S’exprima une voix d’homme. Sursautant légèrement, elle fit tomber l’une des photos qu’elle regardait de plus près. Se tournant vers Deny, elle souffla en le voyant. - Tu veux que je meurs d’une crise cardiaque ? Questionna-t-il le durement pendant quelques secondes avant de rire. Dis moi le chantier qu’était aujourd’hui. - Houla, une folie sans nom ! Tous le monde courraient partout, des interpellations, des questions et au final, rien, nada. Si ! Notre grand chef se demandait s’il avait bien fait de nous dire d’essayer quand même. Deny était un homme d’une sympathie sans nom. Un homme de bureau qui allait peu sur le terrain. Il préférait bosser sur son pc, même si nos informaticiens étaient meilleurs. Mais pour la rédaction des enquêtes, il était de loin le meilleur. Angèle confirma sa pensée. Il n’aurait rien. Et elle se demandait comment une équipe nommé Alpha pourrait bien débloquer la situation. - Deny, dans quel organisation est l’équipe Alpha ? - Haute autorité, soupira-t-il en récupérant son thermos sur le bureau ovale. On ne sait pas grand-chose d’eux, il y a comme un flou. Nous connaissons leur unité, qu’ils gèrent tout une fois présent et résous tout mais pour le reste on ne sait rien. Même dans notre base de donnée nous n'avons aucun accès. L’étrangeté de cette équipe donnait l’envie à Angèle de vite les rencontrer. Elle allait tout faire pour apprendre à les connaître ! - Je dois y aller, mon chat m’attend depuis bien trop longtemps ! J’entends sa pensée : pâté, pâté, pâté humain ! Riant de bon cœur, les deux collègues se quittèrent rapidement. Fermant correctement son manteau, la jeune femme fila rapidement dans les rues. Elle n’habitait pas très loin, en moins de vingt minutes elle serait au chaud. Ne dérogent pas à la règle de son trajet, elle profita d’avoir ses Doc Martens au pied pour marcher fièrement dans les flaques d’eau pour n’en ressentir qu’une joie enfantine. Le jour était timidement encore présent, la brise fraîche commençaient simplement à ce lever. Dans deux jours, elle allait enfin découvrir la potentielle maison de sa mère. Elle se demandait si elle trouverait la raison de son départ ou une trace d’elle. Elle voulait connaître cette femme, savoir qui avait partagé quelques années avec son père et lui avait donné naissances. S’approchant du parc, le peu de voiture qu’elle croisa s’arrêta, tel un mauvais scénario. Après cette journée haute en couleur, elle ne se sentait pas à l’aise dans les rues si habituelles. Passant devant le petit parc, elle s’arrêta un instant à l’entrée. Si elle passait dedans, elle éviterait un grand détour mais cette petite forêt qui la boisait ne l’a tenta pas. Alors elle fit le grand tour, pressant quand même le pas pour rentrer le plus vite chez elle. Clairement aujourd’hui il n’y avait aucune envie. Arrivant à la fin du détour, un gémissement la fit sursauter. Venant de la ruelle en face, elle tourna son regard pour porter sa main à la ceinture, malheureusement, aucune arme n’y était fixée. Malgré sa crainte, elle continua d’avancé à pas feutré, arrivant face à une poubelle, elle sursauta quand un cris arriva dans sa direction. Toute griffes dehors, un chat fuyait la poubelle qu’il avait renversé au sol, laissant une marre immonde se rependre jusqu’au pied de la jeune femme. Lui provoquant un haut le cœur. Regardant le chat fuir dans la forêt, elle haussa les épaules en soufflant. Il fallait qu’elle souffle un peu. Les nerfs lui tiraient trop après cette journée. Elle se retourna et trottina rapidement jusqu’à chez elle. Arrivait devant son immeuble elle souffla un bon coup, rien ne lui était arrivée. Même si elle s’en doutait. Déverrouillant à l’aide d’un pass, elle fut complètement rassurée quand elle grimpa les deux étages pour rentrer dans son petit chez elle. Le miaulement de Titi, son chat, aussi après gros c*l dans ces mauvais jours, arriva en trottinant jusqu’à elle pour venir se frotter entre ses jambes en miaulant. Voilà, là, elle était chez elle. Balançant son sac sur la table, elle se débarrassa de ses chaussures d’un coup rapide pour venir jusque dans la cuisine servir le plat favori de son chat. Une fois débarrassé du félin voleur de chaussette, elle attrapa une bouteille d’eau avant de s’allonger dans le canapé. Ce fut le meilleure moment de sa journée, le plus rassurant. De sa main, elle attrapa son ordinateur portable pour commencer à faire des recherches sur cette fameuse équipe. Mais personne n’en parlait. Pas un seul article de journal apparut. Comment peuvent-ils être redouté par ces collègues sans qu’il y est de trace d’eux. À ne rien y comprendre. Mais demain serait une meilleure journée pour elle, une grasse matinée et des recherches sur les hommes affichés sur le tableau. Sûrement un petit interrogatoire en prime. Rien que ça pour les deux collègues. Nick venait de raccrocher, le GSM fut lancé pour rejoindre son collègue et ami vampire qui l’attrapa sans difficulté. Alkim ne lui posa aucune question sur le coup de fil, ayant sûrement déjà tout entendu dû à son ouïe développée. Pour Nick, loup-garou, il ne pouvait pas tout entendre alors il se tourna vers ces deux autres acolytes, un métamorphe renard et un elfe. À eux quatre, ils formaient l’équipe Alpha 2. - Mr Hamilton demande de l’aide pour un loup-garou que nous connaissons trop… Il laissa sa phrase en suspens avant de sortir du bureau une feuille plastifié pour la poser sur la table la photo d’un homme, grand, bien bâtis mais au regard de serpent d’un jaune luisant avec une longue chevelure noir qui faisait ressortir ses traits. Mais le plus perturbant était que ce loup était presque aussi blanc qu’un vampire, le visage marqué par la vie. - Karl Youna, souffla Alkim en reconnaissant très bien la personne. - Il est toujours en vie ? Questionna Lilian le renard. Il passa une main dans ses cheveux roux en fixant la photo, Nick comprenait sa surprise, il était l’un des plus vieux loup encore en vie de leur espèce. Un ras de laboratoire devenu lui-même le cobaye d’un loup originel. Voilà pourquoi on ne devait jamais réveiller un de ces loups là. Ils n’ont d’humain que leur physique, et tenter une expérience était risquée. Mais le plus inquiétant était que cet humain transformé en loup continuait ses expériences sur les humains. Nick l’avait chassé une fois, il pensait l’avoir attrapé mais malheureusement non. Il avait foiré l’une de ses missions. Celle-ci allait être la dernière de ce fou. - Nous devons partir au plus vite, d’autres humains sont en danger et nous ne connaissons pas sa nouvelle lubie… - Chacune de ces expériences est plus morbides que l’autre, lança Julien. Il se tourna vers son pc, qui n’était qu’une bête d’ordinateur. Autour de lui cinq écrans diffusaient chacun plusieurs pages. L’un étaient les recherches en cours de nouveau corps avec les nouvelles données qu’il avait reçu. - À dans un mois, salua Nick à son équipier. L’elfe le salua rapidement, il ne bougeait jamais de cette salle, et comptait les épaulés depuis où il était. Nick pendant ce temps là ne perdit pas de temps. Il avait des choses à régler avant de partir à la chasse aux loups. Malgré qu’il travaillait pour les forces spéciales surnaturels, il avait une meute à gérer. Sa meute. Et elle était aussi importante que sa mission. Alors sans attendre l’un de ses collègues, il démarra son gros pick up noir, le moteur ronronna chaudement au retour de son propriétaire. La direction pour son chez lui dura un moment, il s’enfonça dans la forêt, son territoire. Son loup passa à la surface de sa peau pour lui demander un moment d’évasion, de liberté et de contrôle sur sa meute. Mais réprimant ses envies, il le contient avant de débarquer dans la rue centrale. La grande maison au milieu étant la sienne, permettant ainsi de pouvoir gérer plus facilement l’endroit. Il se gara dans son allée. À peine un pied foula le sol qu’une petite masse brune frappa ses jambes. Un petit être serra fortement ses jambes avant de les relâcher. Nick sourira de cette douceur, glissant ses doigts dans sa chevelure identique à la sienne. Ce mini lui était ce qu’il chérissait le plus. - Désolé Nick, il s’est encore échappé de la sieste ! Hurielle, sa mère, venait de sortir, la pauvre était essoufflée d’avoir couru après le petit garnement qui n’en faisait qu’à sa tête. - C’est toi qui a voulu avoir un dernier, se moqua son Alpha en soulevant son frère. Alors Juan, on fait courir maman ? - Ouiiiii ! Le petit ria avant de lever les bras en l’air, content d’avoir épuisée sa mère. Celle-ci arriva enfin devant Nick, il remarqua les grandes cernes couvrant son visage, ses yeux bleus semblaient ternes, elle avait de plus en plus de mal à contenir sa louve. Il passa une main chaude et calleuse sur la joue de sa mère. Celle-ci ferma les yeux pour savourer le contact de son fils aîné. - Tu tiens le coup ? S’inquièta-t-il. - Oui, ne t’inquiète pas. Un louveteau à besoin de sa mère ! Sa phrase était lourde de sens, et Nick en fut plus mal de partir. Mais son travail était important pour éviter qu’un nouveau détraqué brise une famille. Il déposa son frère avant de partir vers la maison, il devait parler avec son Bêta avant de partir. Tandis qu’il marcha vers la maison, il chercha dans le lien de meute son ami de longue date et Bêta. Celui-ci était à l’étage avec sa compagne, il fut désolé de l’interrompre mais l’appela à travers le lien qui les unissait tous. À peine arrivé dans le salon, qu’il repéra Armand, les cheveux encore en pétard. Ses yeux semblait en vouloir en son Alpha mais en le voyant il baissa automatiquement la tête pour l’accueillir. - Alpha, résonna la voix de son ami. - Suis moi dans mon bureau, lui indiqua Nick en prenant les devant. Malgré leur amitié puissante, parfois il se devait d’agir comme le chef qu’il était. Passant devant les photos de la meute, l’une d’elle lui serra le cœur comme à chaque fois, mais il n’osait pas la retirer. Entrant finalement dans son bureau, ils se firent face avant de sourires, détendus. - Tu pars de nouveau chassé du gros méchant ? - Et oui, émit Nick en Attrapant une clé pour la tendre à son ami, à utiliser quand urgence, tu le sais ! - Bien sûr, Alpha. Armand connaissait son rôle quand l’alpha partait en mission. C’était lui qui devait reprendre son rôle, tenir la meute loin des problèmes, s’occuper des conflits et gérer la paperasse. Nick savait qu’il était capable. Il n’avait jamais regretté de lui confier sa meute. - En espérant que tu nous ramène notre Luna cette fois. - Ne crois plus à ça, souffla Nick en penchant sa tête en arrière, il y a bien longtemps que j’ai laissé tomber cette histoire là. Je dois m’occuper de la santé de ma mère et que mon frère grandisse bien… - Tu veux encore lui léguer la meute après ? Questionna le Bêta en fronçant les sourcils. Le soufflement de Nick voulait tout dire, oui, il comptait toujours sur ce fait. Pour autant, son Bêta n’arrivait pas à comprendre pourquoi vouloir abandonner la meute. Il était un bon chef, sage et bienveillant. Mais depuis la mort de leur ancien Alpha, Nick n’était plus le même vis-à-vis de la meute. Et cette meute répondait à la tristesse de leur Alpha. Nick regardait son ami baisser les yeux en direction du parquet, cette situation, il la connaissait trop. Combien de fois avait-il tenté de le dissuader, de lui faire changer d’avis. Mais il n’était pas fait pour rester à un endroit fixe. Il chassait les criminels, voilà où elle était. - Je reviendrais dans un mois, espéra-t-il avant de s’avancer pour prendre dans ses bras son Bêta, protège notre meute. - Je la protégerai de ma vie, répondit-il en se séparant de son chef. D’un regard, ils se firent leur adieu si jamais il arrivait quoi que ce soit à l’un ou l’autre. Le plus dur maintenant pour Nick allait être de dire au revoir à sa famille. Qu’il espérait être un voyage bien plus rapide. Il avait peur pour sa mère, si la folie de sa louve éclatait, il devait être là. C’était la pire situation possible, que la folie de sang lui prenne par la perte de son âme sœur
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