« HENRI. » Luizzi fit la grimace. La lettre de Henri lui sembla d’un amour assez ridicule, mais d’une raison assez solide. À tout prendre, une jeune fille, belle, spirituelle, distinguée, lui paraissait avoir quelque chose de mieux à faire qu’une religieuse. Il se hâta d’ouvrir la lettre qui suivait pour lire la réponse de Caroline, mais il trouva encore une lettre d’Henri d’une date postérieure de plus d’un mois à la lettre précédente. DE HENRI À CAROLINE. Il y a dix jours, le jardinier du couvent m’a remis un paquet cacheté à mon adresse ; je l’ai ouvert tremblant d’une joie folle, plein d’une espérance insensée. Il contenait la réponse de Juliette à la lettre de sa mère que j’avais jointe à la dernière que je vous ai écrite, et où je vous disais adieu pour jamais. Vous dire ce que j’


