IX UN SERMENT POLITIQUE.« J’obéis en tremblant à mon mari, et j’entrai dans la chambre de mon père. Mais j’en ressortis aussitôt. « – Il est tout habillé sur son lit ! dis-je à Guillaume. – Oh ! je le sais bien, me répondit-il. – Mais il dort. – Eh bien ! s’écria-t-il violemment, réveillez-le. – Qui est là ? dit mon père en se levant. « Mon mari me poussa dans la chambre, et je répondis : « – C’est moi. – Tu as bien tardé, Louise, et je craignais d’être forcé de partir sans te dire adieu. – Quoi ! m’écriai-je, vous nous quittez sitôt ? – Je ne veux pas rester sur le territoire de la France après que le roi l’a quitté. Je vais le rejoindre. – Hélas ! mon père, lui dis-je, avez-vous bien songé à un pareil exil à votre âge ? – Le roi est plus vieux que moi. – Avez-vous pensé que


