Alphonse avait eu vent de l’incident dans le jardin avant même d’atteindre le dernier étage. Les murmures allaient bon train dans les couloirs, et les regards fuyants des employés suffisaient à comprendre que quelque chose de grave s’était produit. Sans perdre une seconde, il se dirigea vers le bureau de son neveu, son pas vif résonnant sur le marbre poli du couloir. Il ouvrit la porte sans frapper. Grégory, qui regardait fixement l’écran de son ordinateur sans le voir, sursauta légèrement. En apercevant son oncle, il se leva immédiatement, les épaules tendues. — « Assieds-toi, » gronda Alphonse, d’un ton aussi sec que glacial. Il entra et referma lentement la porte derrière lui, chaque geste mesuré, comme pour contenir une colère prête à éclater. Il croisa les bras dans son dos, ses y


