II

993 Mots

IIPendant que les jeux faisaient oublier les heures, Merlin nourrissait de profondes pensées. Il avait attendu que la lassitude des uns, le dépit des autres, sans doute aussi la curiosité de fous, produisissent dans les esprits une diversion dont il comptait profiter pour exposer le sujet de son ambassade. Épistrophius lui ayant fait signe que c’était le moment de parler, il le fit en ces termes, non pas sans avoir invoqué d’abord le dieu inconnu dont il n’avait pu saisir le nom : « Puissants rois et magnifiques seigneurs, je suis envoyé par le roi des rois, Arthus, pour nouer avec chacun de vous des liens de religion, de politique, de commerce et surtout d’amitié, car vous ne pouvez rester isolés plus longtemps dans ces déserts. « Regardez-moi, s’il convient à Vos Majestés, comme l’amba

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