IIILes premières indiscrétions partirent de l’entourage même de Merlin. Il était occupé à rafraîchir son âme par un profond sommeil, et Jacques péchait des grenouilles au bord du grand étang dont parlent les légendes. À ce moment parurent, armés de torches phosphorescentes, des esprits follets qui mêlèrent leurs danses à travers les joncs du rivage ; et voici la conversation qui s’établit entre eux, pendant qu’ils effleuraient à peine du pied les larges feuilles flottantes des nénufars : « Mes chers amis, dit une petite voix flûtée qui semblait partir des roseaux, croyez-en Farfarel. La fortune de notre maître Merlin baisse évidemment ; il n’a plus, je vous assure, le moindre crédit sur les éléments et sur les étoiles. Nous, ses anciens serviteurs, nous ferons bien de le quitter avant qu’


