V« Ceci est mon testament, écrivit-il à Viviane. Je le confie aux vautours et aux aigles. « Depuis que je ne crois plus en vous, je ne peux plus croire à rien, pas même à mon père. Aussi bien, il ne me donne plus aucun signe de vie. Si je voyais au moins ses traces, je pourrais peut-être me prendre à quelque chose. Mais que dis-je ? je le verrais là, debout, devant moi, ricanant ou rugissant, je n’en croirais pas mes yeux. Je lui dirais comme à toutes choses : « Allez, mon père, vous n’existez pas ! » « Les peuples aussi que j’ai le plus aimés, je suis tenté de les maudire ; car ceux que j’ai le plus comblés, ceux-là m’ont oublié les premiers. Que de fois ils m’ont rencontré, et ils avaient tous oublié même mon nom ! Si légers de cœur, si convoiteux de gain, si âpres au trafic, si idolât


