Ceci était dit sur un ton doux, humble et résigné, qui eût attendri une pierre. Mais le lieutenant de Penvalas resta insensible. Il répondit avec une politesse froide : – Ce dérangement n’a pas d’importance... Je regrette de ne pouvoir faire davantage, étant donné les circonstances... Mais vous voyez que ma grand-mère avait raison, en disant que vous étiez trop jeune pour débuter dans cette situation d’institutrice. L’accent d’Alain était nuancé d’une ironie que perçut fort bien Elsa. Elle comprit qu’elle était devinée – en partie du moins. M. de Penvalas ajouta : – Si la somme nécessaire pour le voyage vous fait défaut, je suis à votre disposition... – Je vous remercie, monsieur ; mais Mme Bleins m’a remis les émoluments qu’elle me devait... Elsa prit congé du jeune homme, sans e


