Un jour, pour sonder sa volonté, elle lui dit en riant : – Tu ne sais pas, ma foi, l’on m’a rapporté que le bruit court sourdement par tout ce pays-ci que tu es amoureux de moi, et que tu sais assez de choses pour prendre une autre condition que celle de berger, mais que tu es bien aise de t’y tenir, afin d’avoir le moyen de demeurer céans. – Il les faut laisser dire, ces causeurs-là, repartit Francion ; ce sont des moqueurs. Je sais bien qu’ils ne disent pas la vérité. – Eh quoi ! dit la femme, est-ce une chose impossible ? – Non, dit Francion, mais ce qui dépend de notre volonté ne se fait pas toujours, combien qu’il soit en notre pouvoir. De cette sorte, il la renvoya plus loin de son but qu’elle ne pensait, et feignit de ne pas prendre garde, aux brillements de ses yeux, que la la


