§ 4 EnterrementLes Socialistes ont un culte vraiment incroyable pour leurs morts, et il est étonnant de voir un peuple si léger et si incrédule, accorder tant de déférence et de souvenirs à ceux qui ne sont plus. Le Gouvernement n’a donc fait que se conformer aux mœurs du pays, en entourant la mort d’un cérémonial aussi respectueux qu’il est imposant. Dès qu’un citoyen a succombé et que l’état civil en a été averti par le rapport du médecin des morts, l’Administration des pompes funèbres envoie des employés qui préparent le cadavre et veillent auprès de lui. Bientôt après arrive le magistrat chargé de prononcer l’oraison funèbre du décédé ; il réunit les parents et les amis du mort et recueille de leur bouche tous les renseignements nécessaires pour composer sa harangue. Cette visite opè


