Chapitre 68

3098 Mots

68Mikael était accroupi depuis une demi-heure dans les fougères qui bordaient la forêt de Mezesnig, au sud du pont sur l’Uque, gardé par deux soldats. Il surveillait la maison d’Agnete, qui se trouvait à trois cents pieds à peine, mais était entièrement à découvert. Le jour de leur arrivée dans la Raühnvahl, il avait ordonné à ses hommes d’aller dans l’ancienne cachette des rebelles. Puis il était descendu seul vers la vallée, s’arrêtant au milieu de la forêt. On était à la mi-août, les nuits étaient chaudes. Il avait dormi sur les feuilles, entre deux rochers. À l’aube, il avait attaché son cheval à l’orée du bois. Depuis, il observait le réveil du village. En presque un an, avec la venue des bûcherons et de leurs familles, le nombre d’habitations avait augmenté. Au moins vingt baraques

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