Ce soir, j’ai reçu une lettre qui m’a bien surprise. Une femme inconnue me supplie d’intercéder près du prince héritier pour son fils, impliqué dans une grave affaire de braconnage. Il s’est laissé entraîner par faiblesse, dit-elle, et se trouve aujourd’hui dans un désespoir terrible... Je me demande quelle idée a eue cette pauvre créature de s’adresser à moi... Ces suppliques sont toujours envoyées directement aux princesses, qu’on sait très bonnes et charitables. En admettant qu’elle ait cru préférable d’user d’un intermédiaire, il y avait les dames d’honneur, autrement qualifiées qu’une simple lectrice, étrangère, qui plus est. Je donnerai demain cette lettre à Hilda. Elle adressera cette requête au prince... Car moi... oh ! non ! je ne veux rien lui demander ! * 7 octobre. – Hilda a


