Il fit une pause et ajouta : – Si vous étiez de même rang que lui, je verrais avec joie cette union. Mais ainsi... La situation sera délicate et vous fera souffrir tous deux. – Mon père, ai-je eu tort d’accepter ? – Non, mon enfant. Je connais assez bien le prince, voyez-vous. Du moment où il vous offre un amour légitime, et où il sait que vous l’aimez, il ne renoncera jamais à vous. D’autre part, obligée de quitter la princesse Hilda, où iriez-vous ? que feriez-vous, seule et sans protection ? Non, vraiment, je ne puis dire que vous ayez tort. Mais il vous faudra beaucoup de tact et de force d’âme pour surmonter les petites épines de cette situation. Je veux bien que le prince, très soucieux de votre honneur, saura faire connaître, non officiellement, la vérité. Il n’en restera pas moi


