CHAPITRE VINGT-SEPT Pendant que Cora et Emeline traversaient la forêt, Cora avait l’impression d’être un animal qui essayait d’échapper à des chasseurs. Elle avait toujours su qu’il serait dangereux de venir avec son amie pour détourner l’attention de la Nouvelle Armée mais, maintenant, elle commençait à comprendre la véritable ampleur de ce danger. — Commences-tu à souhaiter ne pas être venue avec moi ? demanda Emeline. — Pour que tu fasses ça toute seule ? répliqua Cora. Elle secoua la tête. Elle resterait aider son amie à détourner l’attention de la Nouvelle Armée, quelles qu’en soient les conséquences. Elle montra un espace entre les arbres. — Par là ? — Par ici, dit Emeline en montrant un autre sentier. Cora lui fit confiance. C’était Emeline qui voyait où les soldats allaient,


