NOUVELLES AU PARADISJ’adore bien entendu mon antre, mais j’aurais tort de m’illusionner quant à son indépendance et sa capacité à se rendre invisible aux gens fâcheux. Bon, il faut bien dire que je suis en partie coupable, que j’introduis moi-même le loup dans la bergerie, en consultant par exemple Internet, ou ma messagerie. Patricia n’a peut-être pas tort de rejeter ces vecteurs matérialistes d’intrusions diverses ou de diffusion d’idées nauséeuses ? J’ai envie de boire quelque chose de chaud. J’hésite entre le thé et le café. Je choisis le thé ; concession à Patricia. Pour le reste je préfère la viande aux amères amandes et le bruit humain à la cloche de silence où l’on médite parfois les pires débilités. Après un frugal repas fait d’un steak saignant et de haricots verts, j’allume mo


