CHASSE GARDEE Mon enfant, il faut continuer sans te retourner 31 décembre Certains détournent leur regard de l’insou-tenable vision, d’autres fixent incrédules le tas d’ossements et de chairs putréfiées entremêlés. Devant eux s’étale une fosse à ciel ouvert, un épouvantable charnier. Personne ne peut prononcer un mot et c’est finalement Jonzac qui rompt le silence : — Commissaire, j’appelle l’équipe technique. — Faites, Jonzac, faites, répond Valérie. Elle ne voit plus que l’amas de corps, les crânes hideux avec des touffes de cheveux clairsemés et des mèches qui pendent lamentablement comme de vieilles perruques usagées. Au-dessus du monticule informe, il y a un cadavre encore bien conservé, celui d’une brune jeune femme. Ils éprouvent un indicible malaise à la contempler ainsi dans


