Nous nous assîmes donc au pied des rocs en gémissant ; pour ma part, je regrettais sincèrement de m’être embarqué dans cette folle entreprise. Alors que nous étions tous assis, je vis Umbopa se lever et s’en aller clopin-clopant vers la partie verdoyante. Quelques minutes après, j’eus la stupéfaction de le voir revenir, lui d’ordinaire si calme et si grave, dansant et chantant comme un fou, et agitant quelque chose de vert. Espérant qu’il avait découvert de l’eau, nous nous traînâmes tous jusqu’à lui aussi vite que nous le permettaient nos pauvres jambes raidies. – Qu’y a-t-il, Umbopa, fils de s*t ? lui criai-je en zoulou. – De quoi manger et de quoi boire, Macumazahn, me répondit-il, en brandissant de nouveau l’objet vert. C’est alors que je compris ce qu’il avait trouvé. Un melon. Nou


