XXII La corbeilleQuinze jours s’étaient à peine écoulés et c’était déjà la veille du mariage. Les choses vont vite et bien quand on a dans sa manche un ami comme le colonel Bozzo ; il avait fait sa principale affaire de cette union qui rapprochait sa nièce chérie et le mieux aimé de ses amis, celui qu’il appelait volontiers son fils d’adoption : M. Remy d’Arx. Tous les délais avaient été abrégés, toutes les dispenses obtenues à la mairie comme à l’église, et ce bon colonel était venu aujourd’hui à l’hôtel, dès le matin, échanger des congratulations avec Mme la marquise d’Ornans, tout heureuse d’un résultat si prompt et si complet. Il y avait matinée chez la marquise ; la fameuse corbeille était exposée sur une manière d’autel dans le salon d’été, et tout à l’entour on avait étendu les


