— Hélas oui, mais je ne vois pas ce que moi, bientôt à la retraite… — La retraite, nous y voilà… Mais attendez. Je vous répète que ce ne sont pas de mauvais garçons. Ignares, impulsifs, de grossiers manants, tout ce que vous voudrez, mais pas fondamentalement méchants. Des poulains, quoi, au moment où on les sort du parc pour le débourrage. Et pour les débourrer, je dois leur offrir davantage que des rogatons de travail au noir, vous comprenez ? Les réhabiliter, en faire des hommes, des citoyens dignes de ce pays… Eh oui, je ne suis pas seulement le gros parvenu, le cynique brasseur d’affaires qu’on croit ! C’est vrai, je suis riche, je vais griller un million pour mon élevage, mais je sais aussi donner et protéger !… Voix plus tendue, émue, et, sous la mèche folle, une sincérité véhémen


