Abt sent son pouls lui battre jusqu’au bout des doigts. C’est vrai qu’il a toujours eu l’intuition que quelque chose allait de travers dans le pays, qu’on lui mentait, qu’il y avait dans l’invisible comme un ricanement du système, un complot, une mécanique qui faisait rouler les poires, et les broyait sitôt qu’elles s’écartaient du tapis de triage… Tu voulais sortir des fruits et légumes ? Pendu à la branche, papa, et les compères marchent sur ta tombe !… Peine de mort, oui, pour les assassins quels qu’ils soient, les trafiquants de d****e, les violeurs récidivistes, les kidnappeurs d’enfants, les traîtres à la patrie, et Colignon a bien raison de parler de supplices bien fadés, parce que la mort est encore trop bonne pour certains, et pas assez dissuasive, si elle n’est pas donnée de faço


