Ce soir-là, j’avais décidé de lâcher prise. D’habitude je ne touchais qu’à une coupe de champagne, mais j’en étais déjà à mon quatrième verre. Demain, il faudrait rentrer, affronter Hans, dire la vérité à Édouard… rien que d’y penser, ça me paralysait. Alors je buvais. — Tu verras bien en rentrant, dit Édouard. Je commandai une autre coupe, mon italien bancal coulant plus facilement avec l’alcool. — Doucement sur l’alcool, mon amour, me prévint Édouard. — Et pourquoi ? — Tu te rappelles la dernière fois que tu avais trop bu ? — Là, c’est différent. Avec toi, je n’ai peur de rien. Il avait rougi, et c’était la première fois que je le voyais comme ça. Ça le rendait encore plus attirant. Il n’avait bu qu’un verre, puis plus rien. Quand on quitta le restaurant, je ne cessais de l’embras


