Elle m’avait serrée dans ses bras, contre toute attente. Son étreinte était si forte que j’eus l’impression qu’elle craignait de me perdre. — Oh ma chérie… dit-elle d’une voix brisée. Je suis tellement désolée pour tout ça. Tu n’as rien fait de mal, tu n’as été qu’une victime. Tu as simplement voulu te défendre… Et crois-moi, n’importe quelle femme à ta place aurait fait pareil. Moi, je l’aurais frappé ce jour-là, devant tout le monde, même le jour de ses fiançailles. Ses mots me transpercèrent, et mes larmes jaillirent malgré moi. Elle me serra encore plus fort, comme pour étouffer ma douleur, puis recula légèrement. Son regard s’accrocha au mien, grave, insistant. — Dis-moi la vérité… Depuis ton mariage avec Édouard… il ne s’est rien passé entre toi et Hans ? Un silence glacial s’aba


