Je m’étais endormie dans ses bras ce soir-là. Au réveil, le lendemain, il n’était plus à mes côtés. Mon regard s’attarda sur son oreiller : son parfum y flottait encore. Pour la première fois depuis longtemps, je m’étais éveillée sans colère, sans désir de vengeance, sans penser à Hans et à toute sa famille. Il n’y avait qu’Édouard qui comptait, et rien d’autre. Alors, une question brûlante m’a traversé l’esprit : suis-je vraiment amoureuse d’Édouard ? Il rentra quelques instants plus tard, s’assit près de moi et déposa un tendre b****r sur mes lèvres. — Tu étais où ? demandai-je doucement. — Je suis allé régler les derniers détails pour notre voyage. — Quel voyage ? — Tu ne te souviens pas ? On n’a jamais eu de lune de miel, Madame West. Je souris malgré moi. — J’adore quand tu m’


