VI-13

2004 Mots

Les gardes nationaux restés aux remparts avaient, eux aussi, entendu les coups de feu. Ils accoururent à la débandade, par groupes de cinq ou six, croyant que les insurgés étaient entrés au moyen de quelque souterrain, et troublant le silence des rues du tapage de leurs courses ahuries. Roudier arriva un des premiers. Mais Rougon les renvoya à leurs postes, en leur disant sévèrement qu’on n’abandonnait pas ainsi les portes d’une ville. Consternés de ce reproche – car, dans leur panique, ils avaient, en effet, laissé les portes sans un défenseur –, ils reprirent leur galop, ils repassèrent dans les rues avec un fracas plus épouvantable encore. Pendant une heure, Plassans put croire qu’une armée affolée le traversait en tous sens. La fusillade, le tocsin, les marches et les contremarches des

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