Quoique suppléé par Sébastien auquel il abandonnait la pauvre indemnité que vous savez, du Bruel venait cependant au Bureau, mais uniquement pour se croire, pour se dire Sous-Chef et toucher des appointements. Il faisait les petits théâtres dans le feuilleton d’un journal ministériel, où il écrivait aussi les articles demandés par les ministres : position connue, définie et inattaquable. Du Bruel ne manquait d’ailleurs à aucune des petites ruses diplomatiques qui pouvaient lui concilier la bienveillance générale. Il offrait une loge à madame Rabourdin à chaque première représentation, la venait chercher en voiture et la ramenait, attention à laquelle elle se montrait sensible. Aussi, Rabourdin, très tolérant et très peu tracassier avec ses employés, le laissait-il aller à ses répétitions,


