Chapitre Trente-Quatre Je me réveille blottie contre Art, la tête au creux de son épaule et son bras enveloppé autour de moi. Une chaleur se déploie dans ma poitrine. Je serais ravie de pouvoir me réveiller comme ça pour toujours. Sauf que… il n’y a pas de toujours. Au mieux, j’ai le temps qu’il faudra à Art avant d’obtenir sa carte verte. Au pire, dès que mes parents seront partis, on recommencera à dormir dans des pièces séparées. J’oblige mes yeux à s’ouvrir quand d’autres prises de conscience indésirables m’envahissent. Ces ébats hors du commun ont-ils vraiment eu lieu ? N’était-ce qu’un rêve ? Non. La sensation endolorie entre mes jambes me prouve que c’était réel. Mais qu’est-ce qu’on fait, maintenant ? Les sensations chaleureuses et confortables dans ma poitrine sont terrifia


