– Ces misérables vous menaçaient ?... Auraient-ils blessé l’enfant ? s’informa-t-il avec inquiétude. – Non, heureusement !... Mais ils ont tué cette pauvre petite bête que ma sœur aimait beaucoup, et l’émotion, jointe à la terreur, lui a fait perdre connaissance. Elle est de si faible santé ! Myriam tremblait violemment et son visage était aussi pâle que celui de sa sœur. – Donnez-moi cette enfant, elle est trop lourde pour que vous la souteniez ainsi, dit vivement Siegbert. Avez-vous un flacon de sels ? – Oui, dans mon sac... – Eh bien, cherchez-le pendant que je la tiens. Tout en parlant, il mettait un genou en terre dans l’herbe de la clairière et prenait entre ses bras la fillette inanimée. Myriam, ayant trouvé aussitôt le flacon, l’approcha des narines de sa sœur. Au bout de qu


