IDans la salle bien chauffée où Adelina et Valérie Oldrecht travaillaient en causant, une fillette d’une dizaine d’années entra tout à coup, ses cheveux noirs flottant autour d’un minois chiffonné où brillaient des yeux vifs et rieurs. – Voilà maman qui arrive avec Mme de Hakenau ! annonça-t-elle. – Elles se seront rencontrées à l’église, dit Valérie. Mais ne peux-tu entrer plus doucement Aennchen ? On croirait toujours un tourbillon ! Pour te corriger de ces manières brusques, prends donc modèle sur Mme de Hakenau, si gracieuse dans le moindre de ses mouvements. Aennchen secoua la tête. – Oh ! elle, c’est une perfection ! Oui, je me demande si elle a un seul défaut... Ah ! les voilà ! Elle s’élança dans le vestibule et se jeta au cou de la jeune femme enveloppée dans un long manteau,


