VIQuand la femme de chambre eut quitté le salon, Aélys demeura un long moment immobile, la tête abandonnée sur les coussins de la chaise longue. Un air chaud entrait par les portes-fenêtres ouvertes. Quelques rais de soleil s’étendaient jusqu’au tapis clair, jusqu’aux sièges en forme de coquilles dont ils éclairaient les ors pâlis. Dans la pénombre, sur un socle, se dressait une sirène de marbre d’un admirable travail. Du plafond en coupole où étaient peints des tritons et des Néréides s’ébattant parmi les flots descendait un de ces merveilleux lustres en cristal que fabriquaient autrefois les verriers de Venise. Celui-ci était formé de fleurs aquatiques, les unes d’un rose nacré, d’autres vertes et translucides comme la mer dorée par le soleil, d’autres encore du plus délicat jaune pâle.
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