XLe temps était couvert, un peu menaçant, quand Aélys quitta le lendemain sa demeure pour gagner le Château-Vert. Néanmoins, elle avait refusé la voiture qui retournait à vide. Il fallait, pensait-elle, profiter de son séjour à Croix-Givre pour faire de ces bonnes marches qui lui manquaient un peu à la Combe-des-Bois. Comme elle atteignait le parterre, elle aperçut, dans une allée voisine, le jeune valet Julius qui promenait deux délicieux petits épagneuls anglais. En quelques bonds, elle le rejoignit. Un des chiens fit un mouvement pour se jeter sur elle. Mais Julius recula précipitamment en disant : – N’approchez pas, mademoiselle ! Il y en a un qui mord. – Comment, ces jolies petites bêtes sont si méchantes ? – Celui-ci, oui. Il vous saute dessus avant qu’on ait eu le temps de se ga


