IDans une des pierres les plus pittoresques du mur qui m’avait séduite, vivait un Lézard, le plus beau, le plus distingué, le plus aimable de tous les Lézards ; pour peu qu’on eût du goût, il fallait admirer la taille svelte, la queue déliée, les jolis ongles crochus, les dents fines et blanches, les yeux vifs et animés de cette charmante créature. Rien n’était plus séduisant que sa gracieuse personne. Il n’était aucune de ses changeantes couleurs dont le reflet ne fût agréable. Tout enfin était délicat et doux dans l’aspect de ce fortuné Lézard. Quand il grimpait au mur en frétillant de mille façons élégantes et coquettes, ou qu’il courait en se faufilant dans l’herbe fleurie sans seulement laisser de traces de son joli petit corps sur les fleurs, on ne pouvait se lasser de le regarder,


