Quinzième partie.

1341 Mots
    Je suis rentrée à la maison avec le cœur meurtri et j’ai directement filé dans ma chambre. Mes parents ont cherché à savoir pourquoi j’avais cette mine mais je ne leur ai rien dit. Je ne savais pas où commencer et pour être honnête, j’avais un peu honte! C’est fou non? Je n’y étais pour rien mais j’avais honte et je regrette de n’avoir rien dit plutôt. À tous ceux et celles qui subissent des attouchements contre leur gré, il faut en parler. Ne faîtes pas comme moi! Il faut parler le plus rapidement possible même comme ce n’est pas facile.     J’ai verrouillé ma porte, je me suis assise sur mon lit et j’ai mis ma chanson préférée avec Ray : « With you - Chris Brown » et j’ai éclaté en sanglots. Pendant toute la soirée, j’ai envoyé des messages à Ray pour qu’il m’accorde un rendez-vous afin qu’on parle. Il les a lus mais sans répondre. Je l’ai appelé plusieurs fois mais rien.     Vanessa et Raïssa étaient aussi étonnées et ne comprenaient pas ce qui s’était passé. Je ne leur ai pas parlé des attouchements car il y a des choses qu’on ne dit pas aux gens qui ne font pas partie du cercle fermé des gens à qui on fait le plus confiance. Et puis, j’ai même commencé à douter de tous mes amis et de toutes mes amies. Je leur ai dit qu’on m’avait enfermée et m’ont dit qu’elles n’ont rien vu mais. Elles ont quand même dit que pour elles, Dona et Yvy en savaient quelque chose.     Le lendemain c’était dimanche. Je suis restée dans ma chambre toute la journée et je ne suis sortie que pour aller me doucher. Puis, je me suis rappelée qu’il y avait une chose qui qui me consolait: la danse classique. Alors, j’ai dansé pendant toute la soirée. C’était un peu comme de la thérapie pour moi. Il y a certains qui aiment écrire des histoires comme Brenda Seigning qui est une grande amie à moi. L’écriture est un peu comme une thérapie pour elle. Quand elle est triste, certes elle prie Dieu mais après, elle écrit et des fois dans ses histoires, elle transmet ce qu’elle pense et ressent mais que les gens ne comprennent pas forcément et c’est ce que j’ai fait ce soir. J’ai vidé mon sac sur la danse. J’ai vidé mes pensées et mon ressenti sur elle. C’est important d’avoir une passion vous savez car ça aide! Je me suis endormie aux environs de 23h.       Le lendemain matin, c’est avec beaucoup de tristesse que je suis allée à l’école et pendant la première pause, je n’ai rien dit à Dona et à Yvy sur les attouchements pour me protéger mais je leur ai dit qu’on m’avait enfermée et devinez quoi? Elles ont ri! — DONA : Haha! Tu blagues! — YVY : Hahaha! — J’air l’air de blaguer? Et puis, vous êtes bizarres et j’ai des raisons de croire que êtes derrière toute cette histoire! Je suis avec Ray et ça énerve Dona et toi Yvy, tu prends son partie! L’année dernière vous dansez et cette année mon chéri me choisit mais comme par hasard, on m’enferme et c’est vous qui dansez une fois de plus. Et ce qui est bizarre c’est qu’on fait croire à mes mes potes Vanessa et Raïssa que j’ai eu un malaise et que je suis rentrée. Qui peut bien faire un coup pareil pour rien? Qui? Car personne n’a dansez à part vous! Est-ce une coïncidence? Et qui a eu mal au point de ne plus me parler quand elle a su qu’entre Ray et moi il y avait quelque chose?      Elles m’ont regardée bizarrement comme si elles ne comprenaient pas de quoi il était question. — DONA : Je vois que tu dis des bêtises Luna! Tu ed sûre que tu vas bien? — YVY : On peut aller à l’infirmerie si tu veux! — De toutes les façons vous avez gagnez, mais pour le moment car ce que je vis avec Ray est exceptionnel! Oui, il est fâché mais parce que je n’ai pas dansé et aussi parce que… bref ça va s’arranger! Vous nous verrez plus heureux que jamais, croyez-moi!     On ne se venge pas de ses ennemis en leur rendant le mal qu’ils nous ont fait mais, en étant plus heureux que jamais! Ça fait tellement mal je vous assure! Je vais tout vous raconter et vous allez comprendre! — DONA : Luna tu bois déjà? — YVY : On peut faire comme ça qu’elle fume déjà…     Au même moment, j’ai vu Ray aller à la cantine avec ses amis. Nos regards se sont croisés mais il a fait comme s’il ne me connaissait pas. Il était toujours triste! J’ai voulu aller le voir mais je connaissais les regards des gens. Je savais qu’il allait me rejeter et que certains jaloux de notre couple allaient se moquer de moi. J’ai donc opté pour attendre le bon moment.     Je suis retournée en cours voir Vanessa et Raïssa qui m’ont consolée et ont même proposé d’aller le voir pour essayer d’arranger les autres mais j’ai refusé. Elles étaient très gentilles ces filles!     Pendant la deuxième pause, je suis restée en cours alors que d’habitude, j’allais voir mon copain jouer.     Ce cycle a duré plusieurs semaines. Quand l’école finissait, je ne le voyais plus dans les parages. Il rentrait le plus vite possible. Un jour, j’étais assise sur mon lit et je me suis dit « Mais Luna, Ray t’aime mais il est blessé. Es-tu sûre que les efforts que tu fais sont suffisants? Tu as peur de l’approcher à l’école oui! Mais pourquoi ne va tu pas chez lui? Il est sensible quand il s’agit de toi et le plus souvent, les couples règlent mieux leurs problèmes quand ils sont seulement à deux ».     J’ai donc opté pour cette solution. J’ai porté une petite robe évasée. J’aimais bien ce style d’habit. J’ai lissé mes cheveux et j’ai pris mon petit sac à main puis, je suis allée le voir mais quand je suis arrivée, j’ai constaté qu’il n’était pas là. Son voisin de chambre m’a dit qu’il l’a vu sortir.     Où pouvait-il être? J’ai essayé de savoir puis, je me suis souvenue qu’il m’avait dit que le basket était ce qui le consolait quand il n’allait pas bien et que c’était comme une partie de lui. Mon instinct m’a assuré qu’il était à un endroit précis.       J’ai donc pris le taxi pour me rendre au lycée un samedi soir vous vous imaginez? Quand je suis arrivée, je me suis directement rendue au stade. Mon instinct avait raison. Ray était bien là, seul et il se contentait de lancer la balle dans le panier.     J’ai marché tout doucement et je me suis placée derrière lui. Au même moment, il s’est retourné pour aller je ne sais où mais il s’est retrouvé collé à moi.     J’avais juste envie de rester dans cette position. J’aimais son odeur, sa présence. Jamais tout. Je l’aimais.     Comme j’étais un peu plus petite que lui, j’ai levé les yeux et je l’ai regardé avant de dire: — Si tu m’as un jour aimée, je te prie de m’écouter s’il te plaît Ray!     Il m’a laissée là et il est parti mais, je lui ai dit une dernière fois avec les larmes aux yeux: — Ra… Ray si tu m’as aimée un jour, écoute moi et si tu ne veux pas, je te laisserai tranquille     Je ne comparais même pas le laisser tranquille mais il fallait bien que je le dise. Je suis de celles et ceux qui estiment que qu’un partenaire jaloux c’est normal. Un partenaire qui boude parce qu’il a été trahi c’est normal bien que je n’avais pas trahi Ray puisque c’était un mal entendu. Mais mettez-vous un peu à sa place…     Il s’est arrêté, s’est retournée, m’a regardée et est venu vers moi. Il était en face de moi et presque collé à moi.     À suivre… Les Écrits d’une Inconnue. +33605621583
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