Dix-huitième partie.

935 Mots
  Oui, c’était le trou noir car j’ai perdu connaissance sur le coup. Tout ce dont je me rappelle, c’est que j’étais couchée sur un lit qui n’était pas le mien en tout cas. J’avais quelque chose sur les yeux, un bandeau! Je ressentais de la fatigue et ma voix sortait à peine. Mais j’ai pu dire : Maman, Papa, Ray, vous êtes là?      Ils ont répondu : oui.      J’ai entendu des chaises se bousculer et des mains le toucher. — Ma chérie, c’est maman! Tu vas bien ma puce? — Je suis là ma princesse, papa est là! — Et moi mon amour, je suis là et je serai toujours là pour toi.     Je ne comprenais pas ce que je faisais là. Je voulais bouger mes mains mais je sentais qu’il y avait quelque chose dessus, un peu comme de la perfusion. — Où sommes-nous et qu’est-ce qu’on fait là et pourquoi mes yeux sont bandés?      Ma mère s’est mise à pleurer. Mon père lui a demandé de se calmer pour éviter de me faire de la peine. Mais bon, vous connaissez les mères!      J’ai compris que quelque chose n’allait pas et j’ai encore demandé avec une voix triste cette fois ci: — Où sommes-nous et qu’est-ce que nous faisons ici? — Ma fille, deux personnes ont versé du javel sur ton visage quand nous étions à l’aéroport. En fait, elles ciblaient tes yeux! Tu te souviens?      Tout est revenu dans mes pensées. J’ai commencé à pleurer mais à cause de ce bandeau, mes larmes ne se voyaient pas. — Quoi? Du javel? e*****z-moi ce truc de mes yeux et dites-moi que je n’ai pas perdu ma vue je vous en prie!      Personne n’a parlé. — Ray, chéri, dis-moi que je n’ai pas perdu mes yeux je t’en prie!      Je n’ai même pas pensé aux gens qui ont fait ça. La priorité, c'était mes yeux.      J’ai senti sa tête s’approcher du mien et il m’a dit d'une voix calme. — Nous sommes arrivés ici hier soir quand tu as reçu ce maudit javel sur ton visage, mon amour. C’est tout à l’heure que le médecin répondra à ta question.      J’ai commencé à crier en disant que je ne voulais pas être aveugle et que si je le devenais, j’allais me suicider puis, j’ai demandé qui avait fait ça. — Dona et Yvy, a répondu Ray! Calme toi bébé s’il te plaît, j’ai pu les attraper et elles sont en tôle actuellement et on attend que tu te rétablisses pour aller au tribunal afin de les juger.      Dona et Yvy? J’ai senti mon monde s’écrouler et plusieurs choses ont défilé dans ma tête. Déjà, comment avaient-elles fait pour savoir que Ray allait rentrer ce jour et à ce moment précis? Je ne l’avais dit à personne si ce n’est à mes parents bien sûr! Je n’étais pas quand même pour leur dire ça alors que je savais que les gens nous jalousaient et que plusieurs fois, j’avais été sabotée chez Ray et vice-versa sans oublier qu’elles n’avaient pas évité à me montrer leur jalousie quand on était au collège, surtout Dona! Et puis, un mois avant l’arrivée de Ray, je m’étais éloignée de ces deux-là comme si je savais! J’avais décidé de bien préparer l’arrivée de Ray et d’éviter d’être avec les gens de leur de subir leur jalousie. J’avais dit à Vanessa et à Raïssa que je voulais me concentrer sur mes études et qu’on allait se revoir quand j’allais les contacter. Bref vous voyez un peu.      J’espère que vous comprenez pourquoi quand j’ai intitulé mon histoire « jalousie amicale » et aussi pourquoi quand j’ai commencé à la raconter, je vous ai dit « là présentement je pleure mais les larmes ne peuvent pas se voir ». Vous comprenez alors que j’ai toujours ce bandeau sur les yeux et ce depuis douze jours déjà: Cinq jours à l’hôpital et une semaine dans ma chambre. Heureusement que je reconnais tous les recoins du coup je sais là où tout se trouve.      Je suis très déçue. Dona et Yvy ont connu le monde de la richesse grâce à moi! Elles ont toujours été la bienvenue chez moi! Je les ai appris à mieux danser. Quand elles fêtaient leurs anniversaires, j’étais là et je participais car pour moi, les problèmes du passé ce sont les problèmes du passé bien qu’il faut faire attention d’ailleurs c’est la raison pour laquelle je m’étais retirée un mois avant l’arrivée de Ray.      Il reste exactement deux jours pour que j’enlève ce bandeau et je verrai bien, selon les dires du médecin car des substances ont été injectées dans mes yeux avant le bandage afin d’enlever le javel petit à petit et de faire en sorte que je ne perde pas ma vue.      Pour ce qui est de mon chéri, depuis la sortie d’hôpital, il ne m’a plus vue et vice-versa même s’il appelle tout le temps pour venir me voir. Comment je sais que c’est lui qui m’appelle? Son numéro a une sonnerie différente dans mon téléphone « Chris Brown - With you ». Je voulais être seule, sans lui, sans mes parents, sans personne pendant un bon moment.      Il y a des moments comme ça dans la vie où on est choqué à cause de la méchanceté humaine. On commence à douter de tout le monde. On a besoin d’être seule pour réfléchir à la façon dont l’Homme fonctionne. On veut comprendre ce qui peut pousser quelqu’un à faire un un coup pareil.      Il reste deux jours pour que ce foutu bandeau soit enlevé.       Deux jours plus tard…       À suivre…
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER