—Je suis jeune, répondit-elle doucement, j›aime la vie que tu m›as toujours faite si douce, et je regretterais de mourir. —Cela veut-il donc dire que si je te quittais, Haydée... —Je mourrais, mon seigneur, oui! —Mais tu m›aimes donc? —Oh! Valentine, il demande si je l›aime! Valentine, dis-lui donc si tu aimes Maximilien!» Le comte sentit sa poitrine s›élargir et son cœur se dilater; il ouvrit ses bras, Haydée s›y élança en jetant un cri. «Oh! oui, je t’aime! dit-elle, je t’aime comme on aime son père, son frère, son mari! Je t’aime comme on aime sa vie, comme on aime son Dieu, car tu es pour moi le plus beau, le meilleur et le plus grand des êtres créés! —Qu›il soit donc fait ainsi que tu le veux, mon ange chéri! dit le comte; Dieu, qui m›a suscité contre mes ennemis et qui m›a fai


