XXVII Le lendemain arrivait cette lettre d’Isabelle : « Bath, avril. « MA TRÈS CHÈRE CATHERINE, j’ai reçu vos deux gentilles lettres avec le plus grand plaisir, et j’ai à vous adresser mille excuses de n’y avoir pas répondu plus tôt. Je suis vraiment honteuse de ma paresse. Mais, en cet horrible lieu, on ne trouve le temps de rien faire. J’ai eu la plume en main pour commencer une lettre, presque chaque jour, depuis votre départ de Bath ; mais j’ai toujours été empêchée par quelque importun. Écrivez-moi bien vite, je vous en prie, et adressez votre lettre chez moi. Dieu merci, nous quittons cette insipide ville demain. Vous partie, je n’y ai eu aucun plaisir ; il y a ici une poussière intolérable et chacun s’occupe de son départ. Je crois que si je pouvais vous voir, tout m’importerait


