XVCe pays la calme. Une impression de fluidité. Peut-être grâce au Fleuve. Quand elle l’appelle Niger, lui vient à l’esprit la fougue capricieuse d’un fleuve en crue. Elle le voit battre les rochers, balancer les pirogues, faire tanguer les nasses, engloutir les filets. Quand elle l’appelle Djoliba, elle voit son eau douce, souriante, qui sautille et qui danse. Ce pays la calme, mais ce n’est pas un calme sage, ni même serein. Une simple absence d’angoisse et de souci. Profiter de l’instant présent, sans demander la lune quand l’heure est au soleil. Ne rien exiger et tant recueillir. S’en étonner doucement, en sourire. Le bonheur ? Elle ne sait pas. Oui, c’est peut-être ça. Cela n’a pas d’importance. Plénitude de l’instant. Paix. Paix avec soi-même et, de fil en aiguille, avec le monde ent


