XX-3

1145 Mots

Elle entra en glissant sur le parquet comme un sylphe attaché à la terre et qui voudrait s’envoler dans les cieux, regarda les assistants d’un air naïf et doux, et se tint prête à répondre. – Vous alliez souvent chez l’accusé ? – Oh ! oui, bien souvent ! Et elle poussa un soupir, comme si cette question réveillait en elle des souvenirs délicieux, mais douloureux. – Parlait-on souvent politique ? – Je ne sais pas… Je ne connais pas la politique. Nous autres Allemandes, nous ne connaissons que Klopstock et le grand Wolfgang. Les jeunes messieurs français légers ne m’ont jamais parlé politique. Nouveau soupir qui montrait suffisamment que les « jeunes messieurs français légers » avaient des choses plus intéressantes à lui confier. Mais le président, qui avait hâte d’en finir, ne demand

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