Chapitre 19 GINEVRA J’avais pleuré pendant toute la nuit. Je suffoquais de plus en plus. C’était un peu comme si le cercle de mon entourage se repliait sur moi jusqu’à me broyer. Combien de temps encore pourrais‑je continuer avec tous ces mensonges ? Le moment de partir était arrivé pour moi. J’étais en train d’y réfléchir quand Marielle vint m’annoncer que Lorenzo désirait me parler et m’attendait dans son appartement. Je m’y rendis aussitôt mais, à peine entrée, je m’immobilisai. Lorenzo m’attendait dans son bureau. Il était assis, le secrétaire devant lui rempli de documents et de photos. Je sursautai en reconnaissant le cottage du grand‑père de Maya. “Assieds‑toi”, m’ordonna‑t‑il calmement. J’obéis sans sourciller, consciente que le moment que je craignais tant depuis que


