XLe lendemain, au premier déjeuner, comme tous s’attablaient devant les bols de café au lait, ils s’étonnèrent de ne pas voir descendre Louise. La bonne allait monter frapper à la porte de la chambre, lorsqu’elle parut enfin. Elle était très pâle et marchait difficilement. – Qu’as-tu donc ? demanda Lazare inquiet. – Je souffre depuis le petit jour, répondit-elle. J’avais à peine fermé l’œil, je crois bien que j’ai entendu sonner toutes les heures de la nuit. Pauline se récria. – Mais il fallait appeler, nous t’aurions soignée au moins. Louise, arrivée devant la table, s’était assise avec un soupir de soulagement. – Oh ! reprit-elle, vous n’y pouvez rien. Je sais ce que c’est, voici huit mois que ces douleurs ne me quittent presque pas. Sa grossesse, très pénible, l’avait en effet ac


