La nuit étendait son manteau sombre sur le belvédère, et la fraîcheur caressait doucement ma peau. Tout autour de nous semblait irréel : la ville scintillait en contrebas, les étoiles parsemaient le ciel, et la présence de Cara à mes côtés rendait chaque sensation plus vive, plus intense. L’air frais me donnait une excuse parfaite pour rapprocher sa chaleur de la mienne. Je sentais le ronronnement d’Artemis dans mon esprit, vibrer avec insistance, mais lorsque Cara secoua la tête en refusant de m’en dire davantage, je laissai tomber la question. Il y avait autre chose que je devais lui confier. Depuis hier, cette pensée me taraudait, et à cet instant, seuls nous deux, isolés dans ce décor céleste, le moment était venu. Je me laissai glisser contre l’arbre, effleurant sa jambe d’un geste


