À l’aube du jour suivant, je rejoignis les autres combattants pour l’entraînement organisé chez les Nelson. L’air était imprégné de cette odeur de vanille que je reconnaîtrais entre mille désormais. Elle était plus présente que les jours précédents, et sa proximité suffisait à calmer l’agitation de Kai autant que la mienne. Savoir qu’elle se trouvait tout près, en sécurité, m’apaisait d’une manière que je ne cherchais même plus à expliquer. Comme la veille, M. Nelson ne nous ménagea pas. Il dirigeait la séance avec la rudesse d’un instructeur militaire, hurlant ses ordres, corrigeant nos postures, nous poussant au-delà de nos limites en nous traitant de faibles à la moindre erreur. Pour oublier la brûlure dans mes muscles, je laissai mon esprit vagabonder et me demandai s’il se montrait a


