XVIII

572 Mots

XVIIIAprès avoir couru tous les recoins familiers du vieux Stamboul, fumé un grand nombre de narguilhés et fait station à toutes les mosquées, nous nous retrouvons le soir à Eyoub, ramenés encore une fois vers ce lieu, où je ne suis plus qu’un étranger sans gîte, dont le souvenir même sera bientôt effacé. Mon entrée au café de Suleïman produit sensation : on m’avait considéré comme un personnage disparu, éteint pour tout de bon et pour jamais. L’assistance, ce soir, y est nombreuse et fort mêlée : beaucoup de têtes entièrement nouvelles, de provenance inconnue ; un public de cour des Miracles, ou peu s’en faut. Achmet cependant organise pour moi une fête d’adieu et commande un orchestre : deux hautbois à l’aigre voix de cornemuse, un orgue et une grosse caisse. Je consens à ces prépara

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