— C’est que je ne dois pas te dicter quoi faire.
— Dis-le-moi.
— Bon, je pensais que peut-être tu n’as plus besoin de travailler, puisque ici j’ai tout.
— …
— Pourquoi tu ne dis rien ?
— …
— C’est pour ça que je ne voulais pas mettre à jour ma pensée, mais tu as insisté.
— C’est vrai. J’aurais pas dû…
— Je suis désolée si je te contrarie.
— C’est rien. Changeons de sujet.
— Et tu veux qu’on parle de quoi ??
— Je ne sais pas.
— Tu veux que je te dise ce que j’ai en tête ?
— _souriant en coin_ Sûrement pas, parce que je sais ce que tu penses.
— J’en suis pas si sûre. Dis-le-moi.
_Elena : « Je suis sûre qu’elle pense la même chose, mais est-ce qu’elle va le dire ? Non, elle attend de moi que je le dise ou je le fasse. Mais comment je dois m’y prendre ?? »_
— Non, toi d’abord.
_Nyra : « Elle pense que moi je ne sais pas ce qu’elle veut, mais je ne vais pas lui donner ça facilement… Elle devra me convaincre. Mais je ne sais pas si je pourrai résister, tellement ses lèvres sont pulpeuses. Son regard m’ouvre à elle. Je ne vais pas résister. »_
— Alors…
Elle ne m’avait pas laissée finir ma phrase et m’avait tirée face à elle.
Je la fixais. L’eau de la piscine lui collait au corps, son bikini blanc était devenu transparent par endroits. Mon short était déjà trempé et ce n’était pas à cause de l’eau.
Le silence. Même les oiseaux se sont tus.
Elle arrête de battre des pieds.
— Nyra, on se connaît depuis 24h.
— Et alors ? En 24h tu m’as fait oublier 2 ans de sexe vide. Tu veux qu’on attende quoi ? Que Sasha nous fasse un contrat ?
Elle rit, nerveuse. Elle se mord la lèvre. Je reconnais ce geste. C’est le même que cette nuit, juste avant que je...
— Tu es folle.
— Folle de toi, oui. Approche.
Je descends les marches de la piscine. L’eau est chaude. Moi aussi. Elle ne recule pas. Quand j’arrive à sa hauteur, nos corps sont à 10 cm. Je sens sa respiration sur ma bouche.
— Si George ou Sasha descend...
— Ils dorment. Et même. Qu’ils voient. J’en ai marre de me cacher.
Ma main trouve sa hanche sous l’eau. Sa peau est brûlante. Elle sursaute mais ne me repousse pas.
— Nyra...
— Chut. Tu m’as dit que tu voulais passer du temps avec moi. C’est ça, passer du temps avec moi.
Mes doigts glissent sur le nœud de son bikini. Un seul geste et il tombe. Elle plante ses ongles dans mon épaule.
— T’es sûre que personne...
— Personne, ma sirène. Y’a que toi et moi et 2 minutes avant que Silvia arrive avec les jus.
Ma bouche trouve la sienne. Elle a le goût de sel et de fruits. Cette fois c’est elle qui m’attire contre le bord de la piscine. Ses jambes s’enroulent autour de ma taille. L’eau nous porte, nous cache, nous rend folles.
— J’avais dit deux minutes, je murmure contre son cou.
— Alors fais en sorte que ces deux minutes comptent pour deux heures.
Mes doigts la connaissent déjà par cœur. Elle gémit et je bois son gémissement avec ma langue pour que personne n’entende. Sous l’eau, c’est silencieux. Au-dessus, c’est la guerre. Son bassin ondule contre ma main, elle se cambre, elle me supplie sans mots.
— Nyra, p****n, pas là, pas maintenant...
— Justement, maintenant. Ici. Parce que je crève d’envie de toi depuis que tu as bu ton café ce matin.
Elle explose en silence, la tête renversée, les yeux fermés, les dents plantées dans mon épaule pour ne pas crier. L’eau de la piscine masque tout. Sauf les frissons qui la parcourent encore 30 secondes après.
On se regarde, essoufflées. Ses cheveux lui collent au visage. Mon chemisier est transparent. On est grillées si quelqu’un arrive.
— C’était... nos deux minutes, souffle-t-elle.
— Les meilleures deux minutes de ma vie. Et toi, tu emménages quand ?
Elle éclate de rire et me repousse doucement.
— T’es vraiment une malade, Nyra.
— Malade de toi. Alors ?
La voix de Silvia résonne depuis la terrasse :
— Madame ! Les jus de fruits !
On se fige. Elena replonge sous l’eau pour se cacher. Je remonte à la surface comme si de rien n’était, le cœur qui tape à 200.
— Arrivez, Madame ! On va les boire au bord de la piscine avec Madame Elena !
Je tends la main à Elena sous l’eau. Elle la prend. Nos doigts se serrent.
— Alors ? je redemande, tout bas.
— Laisse-moi finir mon jus d’abord, répond-elle avec un sourire de diablesse.
*Sasha et George*
— Qu’est-ce que tu penses que les deux là sont en train de se dire ?
— Je m’en fous, bb. Comment était ta réunion ?
— Bien, mon cœur. J’ai pas arrêté de penser à toi.
— Je t’aime aussi.
— J’ai envie de toi.
— J’aime pas ça, tu le sais bien.
— Désolé mon cœur. Je vais prendre sans demander désormais.
— C’est mieux, et quand je suis disposée.
_Assise sur ses genoux, il me tient le bassin des deux mains._
— Bb, j’ai envie qu’on le fasse de façon un peu différente cette fois.
— Vas-y, explique-toi.
— Je suis déjà excitée et j’ai besoin de plus d’excitation. Je voulais qu’on mette un film X, qu’on se morde avant de passer à l’acte.
— Donc genre je suis là, tu es là, l’envie est là mais on ne se touche pas… bref pas avant la fin du film ?
— Tu penses que c’est possible ?
— Ouais, c’est pour faire monter l’adrénaline encore plus loin.
— J’espère que ça va marcher. J’ai envie de voir une autre dimension.
Il embrasse le creux de mes seins et j’envoie mes doigts caresser son pénis tout doucement avant de me glisser sur le côté.
[A suivre]